vendredi 31 octobre 2008

Shehaweh


Genre: Drame historique
Langue: Français -Mohawk 
Format: 48 min.
Épisodes: 5
Diffusion: 9 mars au 6 avril 1993 sur Radio-Canada
Budget: 6.3 M$

Réalisation: Jean Beau
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Scénario: Fernand Dansereau / Jacques Gary

Producteur: Philippe Dussault / Louise Gendron
Production: Productions du Carf (Québec) - Technisonor (France)
Image: Pierre Mignot
Son: Michel Charron
Montage: Jean-Guy Montpetit
Musique: Richard Grégoire
Costumes: Renée April/Blanche Boileau
Conseiller historique: Marcel Trudel

Interprétation: Maurice Barrier / Denis Bernard / Olivia Brunaux / Pierre Curzi (Sieur de Maisonneuve) / René-Richard Cyr / Annie Galipeau / Paul Guers / Louise Laparé / Monique Mercure (Jeanne Mance) / Marina Orsini (Shehaweh)



On retrouve à la base de cette production le trio gagnant des Filles de Caleb : le scénariste Fernand Dansereau, le réalisateur Jean Beaudin et le rôle titre, Marina Orsini.

Radio-Canada, qui recherchait des projets pour souligner le 350ème anniversaire de Montréal, a demandé à Fernand Dansereau s’il pouvait "trouver une façon de revoir l’imagerie de la fondation de Montréal"[1]. Fernand Dansereau rédigea ce scénario original et son conseiller historique Marcel Trudel accrédita sa vision des choses.

Au début de la colonie en Nouvelle-France, la jeune Amérindienne Shehaweh est enlevée par des guerriers Ouendats. Des Blancs viennent à son secours et la confient à Marguerite Bourgeoys qui la baptise et entreprend son éducation. Devenue jeune femme, elle est déportée en France par le marquis de Tracy et présentée à la cour de Louis XIV. Après avoir désobéi à sa protectrice, elle est enfermée à la Pitié-Salpêtrière. Quelques années plus tard, elle revient en Nouvelle-France en tant que fille du roy et se voit forcée de se marier. Après deux ans de mariage, elle quitte son mari et tente de convaincre Frontenac de lui permettre de retourner parmi les siens. (Source: Cinémathèque québécoise)

Les critiques furent majoritairement enthousiastes, à l'exception de certains reproches formulés à l'égard du casting et le choix de Marina Orsini pour incarner l'héroïne amérindienne.

« Shehaweh est de loin, me semble-t-il, la meilleure  mini-série québécoise jamais présentée sur les ondes de notre télévision. La meilleure pour la bonne raison que pour la première fois depuis le début du cycle amorcé par Lance et compte et perpétué par un Formule Un, Scoop, et Les filles de Caleb, les auteurs ont dépassé la simple anecdote afin de proposer aux spectateurs, par le biais de la fiction, une réflexion reliée à un réalité actuelle. (…) Pour la première fois aussi, un scénariste et un réalisateur ont délaissé le langage des mots et mis l’accent sur celui de l’image en osant l’ellipse, la métaphore et l’évocation poétique.[2] »

« L’histoire du Canada telle qu’on ne la raconte jamais aux enfants. Trop violente. A la limite du supportable. L’autre côté de la médaille : celui des conquis. Les deux premières heures présentées à la presse hier faisaient l’effet d’un coup de poing dans le plexus solaire : je cherchais mon souffle. Le destin tragique d’une jeune fille que les Français tenteront de « civiliser ». À coups de prières ou à coups de fouet.[3] »

« Shehaweh réécrit notre petit manuel d’histoire du Canada, avec une intensité dramatique rarement atteinte au petit écran. (…) Le scénariste Fernand Dansereau et le réalisateur nous donnent une belle leçon d’histoire à un moment où les autochtones n’ont pas tellement bonne presse dans le cœur des Québécois. Or, sans dorer la pilule, le tandem Dansereau-Beaudin rappelle  quelques dures vérités sur la constitution de la Nouvelle-France. (…) C’est du cinéma qu’il nous offre, avec une magnifique photographie.[4] »

« Richard Grégoire a créé un environnement sonore qui intègre subtilement les rythmes amérindiens et le clavecin à la cours de France. Les décors sont plus vrais que vrais. Bref, c’est une série des Productions du Cerf d’une immense qualité[5] ».

Source: Dossier de presse - Cinémathèque québécoise

La série est disponible à la Cinémathèque. Visonnement gratuit sur place.


[1] Villeneuve, Paul, « Entre la légende et l’histoire », Journal de Montréal, 1er août 1992.

[2] Nuovo, Franco, « Shehaweh, ouais, ouais, ouais », Journal de Montréal, Montréal (Québec), 8 avril 1993.

[3] Cousineau, Louise, « Shehaweh : l’histoire du Canada à vous couper le souffle », La Presse, Montréal (Québec), 3 mars 1993.

[4] Des Rivières, Paule, « Le goût amer de l’histoire », Le Devoir, Montréal (Québec), 6 mars  1993.

[5] Rheault, Ghislaine, « Shehaweh : un long cri de douleur », Le Soleil, 3 mars 1993.


 

3 commentaires:

jodie2909 a dit…

J'ai eu la chance de regarde ce téléfilm lorsque j'étais toute petite et j'adorerai avoir la chance de le regarder à nouveau.

Isabelle Renald a dit…

Ahhhh moi aussi j aimerai tellement qu il le mettre a prise 2

Roger Dupuis a dit…

Bonjour,,,moi aussi j aimerais que cette série là repasse,mais je ne sait quoi faire pour la demander...j aimerais aussi savoir ou je peu acheter cette série qui est en 5 Casettes VHS....merci de m aider